Les graisses animales sont bonnes pour vous

(Article revu 10/2021)

Consommez-vous des graisses saturées dans votre alimentation ?

Régulièrement mes clients me disent qu’ils font attention à limiter les graisses dans leur alimentation surtout les graisses animales saturées.

Depuis le début du vingtième siècle et surtout depuis les années 60, elles ont acquis une mauvaise réputation. Aujourd’hui elles sont réhabilitées par la science mais cette information a du mal à passer dans la vie de tous les jours.

Pour que l’information passe dans les habitudes alimentaires, le frein qui persiste dans le subconscient collectif, doit être débloqué.

Auprès de mes clients je me suis  appliquée à réhabiliter ces graisses essentielles.

J’espère que cet article vous encouragera maintenant à inclure celles qui vous conviennent en fonction de votre groupe sanguin ou de votre SWAMI GénoType dans votre quotidien.

La vérité sur les études faussées du gras

Les grands journaux anglo-saxons ont montré comment l’industrie du sucre a financé des études faussées pour détourner l’attention des dangers du sucre et pour la diriger vers les graisses saturées.

Et elle a réussi.

Une étude, rigoureusement contrôlée, réalisée entre 1968 et 1973 a été cachée au public.  Elle démontrait que les huiles végétales faisaient en effet baisser le cholestérol, mais que plus il était bas plus le risque de mourir augmentait !

Plus récemment, une méta analyse (qui rassemble les résultats d’autres études) englobant près de 350 000 personnes sur une période variant entre 5 et 23 ans, n’a pas trouvé d’association entre la consommation de graisses saturées et l’attaque cérébrale, la maladie cardiovasculaire et la maladie coronarienne.

C’est un excellent exemple de la différence entre ce que la bonne science révèle et les (fausses) idées qui circulent et sont acceptées comme des vérités scientifiques. 

Heureusement plusieurs personnes, ont fait le tri dans ce dédale. L’une d’elles, biochimiste et chercheur Mary G. Enig, PhD, a consacré une bonne partie de sa vie à comprendre les graisses et trouver celles qui sont réellement bonnes pour notre santé. Elle a fait voler en éclats les mythes concernant graisses saturées, cholestérol et maladies cardiaques.

C’est aussi en grande partie grâce à elle que la teneur en acides gras trans figure maintenant sur les emballages de vos aliments.

Ses travaux ont été repris par Sally Fallon Morell dans son livre Nourishing Fats dont je m’inspire pour vous apporter ces informations.

Il y a cependant une précaution à observer malgré tout le bénéfice de ces acides gras saturés que vous allez découvrir: nous ne pouvons pas tous les consommer dans les mêmes quantités à cause de facteurs génétiques.

Nous ne sommes pas tous égaux devant les graisses. Nos fonctionnements biochimiques internes personnels sont à prendre en considération si nous voulons en faire un usage intelligent.

Cependant nous avons tous besoin d’inclure les graisses saturées dans notre alimentation dans des quantités qui conviennent à chacun. Et, vous l’aurez deviné, cela dépend de votre groupe sanguin ou de votre SWAMI GénoType

Vos cellules ont besoin de graisses saturées

La membrane de vos cellules est « le cerveau de la cellule » (Sally Fallon Morell dans Nourishing Fats) et décident des échanges qui se font entre l’intérieur et l’extérieur.

Elle est à la fois souple et structurée grâce à sa composition pour moitié de graisses saturées et pour l’autre moitié de graisses polyinsaturées. Ce sont les graisses polyinsaturées qui lui donnent sa souplesse et les graisses saturées sa structure.

Elle a besoin de ces deux sortes de graisses, pour n’être ni molle ni rigide et assurer le bon fonctionnement de la cellule.

A l’intérieur de vos cellules, les graisses saturées sont aussi nécessaires à différents processus comme celui de transformer l’acide linolénique (oméga 3) de certaines huiles végétales, en DHA et EPA.

Autrement dit : vous avez besoin de graisses saturées pour bien convertir l’huile de lin et de noix que vous mettez sur vos salades, en DHA et EPA (les mêmes omégas 3 que vous trouvez directement dans les huiles de poisson).

Les graisses saturées sont nécessaires à l’efficacité des hormones impliquées dans la réponse au stress, au bon fonctionnement des mitochondries (ces petites usines à fabriquer l’énergie) à l’intérieur de vos cellules,

Votre cerveau est composé de graisses saturées

Plus de la moitié de votre cerveau est composée de graisses et la majorité de ces graisses sont des graisses saturées et du cholestérol.

Les synapses ont besoin de cholestérol. La myéline qui entoure les neurones est riche en cholestérol. Le cholestérol est nécessaire à la croissance des neurones et à leur connexion entre elles.

Plusieurs études ont montré que chez des personnes âgées de plus de 65 ans et jusqu’à près de 90 ans, plus le cholestérol était élevé dans le sang, meilleures étaient les performances cognitives.

Elles émettent l’hypothèse qu’en avançant en âge nous avons peut-être   besoin de plus de cholestérol que ce qui est recommandé aujourd’hui pour garder toute sa tête, être de bonne humeur et continuer à réfléchir. 

« … la recherche en ce moment nous montre que le cerveau est complètement dépendant du cholestérol pour fonctionner correctement » (dans Nourishing Fats de Sally Fallon Morell).

Votre cœur se « nourrit » de graisses saturées

La lipoprotéine a ou Lp(a) est une substance qui lorsqu’elle est élevée dans le sang, est un facteur de risque dans la maladie cardiaque de façon plus significative que le cholestérol d’après de nombreux experts qui suivent la recherche.

Eh bien, voici le scoop: les graisses saturées font baisser la Lp(a) !

Votre cœur est entouré d’une couche de graisse largement…saturée. Il puise préférentiellement  dedans comme source d’énergie.

Votre foie protégé par les graisses saturées

Les graisses saturées ont un impact positif sur le foie.

Avoir un foie gras (stéatose hépatique) sans consommation d’alcool, est de plus en plus répandu. Ce qui y contribue, c’est la consommation excessive d’huiles végétales polyinsaturées.

Dans une étude sur des animaux, on a donné de l’alcool à 3 groupes de rats  avec soit de la graisse de bœuf, soit du lard ou bien encore de l’huile de maïs. Les rats ayant reçu la graisse de bœuf n’ont pas développé de signes de stéatose alcoolique, le groupe ayant consommé le lard (de cochon) a développé quelques signes et le groupe à l’huile de maïs a développé les signes pathologiques les plus sévères.

D’après les chercheurs (dans une étude datant de 1985) c’est la présence d’acide gras linoléique (les oméga 6 présents surtout dans les huiles de tournesol, maïs, carthame, sésame, soja, etc) qui favorise le développement d’un foie gras en présence d’alcool.

D’autres études depuis ont donné les même résultats.

Le docteur Victoria Prince, MD, PhD, qui a fait sa thèse médicale sur les effets d’une consommation chronique d’alcool sur la signalisation  cellulaire dans le foie, dit dans un article sur son blog :

« Il y a des preuves significatives, fondées sur des observations épidémiologiques, confirmées par les travaux en laboratoire et explorées en grand détail qui montrent que les graisses saturées sont protectrices pour le foie. Alors qu’ici (NDLR : elle fait référence à son article) je me suis focalisé sur les acides gras saturés combinés avec l’alcool, ils offrent une protection pour le foie sous d’autres circonstances telles que la combinaison avec l’anti-douleur Acétaminophène (NDL =  paracétamol), particulièrement toxique pour le foie ».

Les vitamines A et K2, essentielles, sont dans les graisses saturées animales

Les vitamines A et K2 sont abondantes dans les graisses animales et jouent des rôles importants dans la santé et notre alimentation en manque.

Avec la vitamine D elles forment un trio appelé « activateurs » qui travaillent ensemble pour permettre la bonne utilisation des minéraux dans le corps et ça c’est d’une importance capitale.

La vitamine A ne se trouve que dans les produits animaux (foie, abats, beurre). Elle est essentielle à une immunité forte, pour la santé des yeux, de la thyroïde pour donner quelques exemples. Et nous en manquons. Mangez-vous du foie une fois par semaine ou du foie de morue ?

Elle joue efficacement son rôle à condition que  les vitamine D et K2 soient aussi présentes.

Vous allez penser: et le béta carotène ? Il a tout un chemin à faire avant d’être transformé en vitamine A dans le corps pour avoir l’effet « vitamine A » qui est différent de ce que fait le béta-carotène. Cette transformation n’est pas garantie. Pour des raisons de santé, de présence de polluants, d’inflammation dans le corps elle peut être bloquée.

Vous devez obtenir la vitamine A telle quelle, si vous voulez de la vitamine A.

La vitamine K2 est abondante dans les produits provenant d’animaux élevés à l’herbe et dans la nature : le beurre et les œufs, les abats, certains fromages.

Elle permet d’escorter le calcium là où nous en avons besoin, comme dans les os et les dents et non dans les artères. De récentes informations suggèrent que la vitamine K peut aider à dissoudre les plaques d’athérome qui peuvent tapisser les artères.

« Des études montrent qu’en ajoutant de la menaquinone (K2) à votre alimentation cela va activer la MGHP pour réduire le contenu en calcium de la plaque artérielle de 50% sur une période de seulement 6 semaines. » Dr Kate Rhéaume – Bleue, ND.

La vitamine D est surtout dans le foie de morue et son huile pour ce qui est des aliments. Sa meilleure source est toutefois le soleil.

J’ai écrit plusieurs articles de fond sur ces vitamines appelées activateurs.

Autres bénéfices des graisses saturées

En incluant des graisses saturées dans vos repas vous vous sentirez plus « satisfait » et vous aurez moins envie de grignoter avant le repas suivant.

Vos hormones ont besoin de graisses saturées pour fonctionner.

Les graisses saturées aident vos os à utiliser le calcium. Elles font partie de toute la liste de nutriments dont vous avez besoin pour que le calcium dans vos aliments ou suppléments puisse vous aider à avoir des os solides.

Combien et lesquelles consommer ?

Tout d’abord choisissez vos graisses animales provenant d’animaux vivant dehors dans les pâtures et mangeant leur nourriture naturelle (les poulets ne sont pas végétariens ! Ils ont besoin d’insectes et de vers de terre).

Les graisses accumulent les toxines de l’environnement. Veillez à choisir des animaux élevés sans polluants.

La composition de ces graisses là sera meilleure pour votre santé : moins d’oméga 6 dont nous sommes déjà saturés, plus d’oméga 3 et de mono insaturés.

Celles que vous allez choisir va dépendre des animaux recommandés pour votre groupe sanguin. Les quantités à consommer sont aussi fonction de votre groupe sanguin

Certains d’entre nous digèront et métabolisont  mieux les graisses que d’autres. Cela tient en partie au fait que les personnes de groupe O et B ont dans l’intestin grêle davantage d’une enzyme appelée phosphatase alcaline qui est responsable de l’absorption et de la métabolisation des graisses.

Les A et AB en ont des niveaux plus bas.

Les graisses saturées se trouvent dans le beurre (à manger cru de préférence), le ghee (pour la cuisson), les graisses contenues dans les viandes, le foie, les œufs, la graisse d‘oie, de canard, de poulet.

(NOTE: Un mot sur la graisse de rognons de bœuf : on l’utilisait autrefois pour faire les frites les plus délicieuses qui soient  et beaucoup moins toxiques que celles cuites dans de l’huile végétale qui rancit au fur et à mesure qu’elle cuit.)

Le grand avantage des graisses saturées sur les graisses polyinsaturées pour la cuisson est leur stabilité. Elles ne rancissent pas rapidement et s’abîment beaucoup moins lorsqu’elles sont soumises à des températures élevées.

Lorsque vous cuisinez avec les graisses polyinsaturées (végétales), elles vont générer des radicaux libres qui vont faire appel aux antioxydants de votre corps pour les piéger et les utiliser ainsi plutôt que pour des travaux plus utiles à votre santé.

Dans votre bouillon d’os et de carcasses de poulet (pour les O et A) ajoutez-y aussi la peau. Elle est très riche en collagène, que vous retrouverez dans le bouillon. Elle va aussi vous donner une belle graisse qui surnagera et que vous pourrez retirer une fois le bouillon refroidi. Utilisez-là dans vos cuissons à la poêle.  Comme autrefois.

Selon votre groupe sanguin choisissez des graisses saturées différentes. Je vous laisse les découvrir par vous-même.

Le gêne de votre groupe sanguin est le gêne le plus déterminant pour choisir l’alimentation qui vous convient.

Ces deux livres vous aideront à comprendre pourquoi:

- 4 Groupes Sanguins, 4 Régimes du Docteur Peter J. D’Adamo, chez Michel Lafon, édition 2017.

- Mangez mieux selon votre groupe sanguin, de Karen Vago, aux  Editions  de l’Homme, édition 2011

Les graisses saturées sont vos alliés et non vos ennemis comme on a voulu nous le démontrer. Vous en avez besoin dans des quantités qui vous sont propres. Choisissez-les en fonction de votre génétique.

Quelques sources d’information :

Nourishing Fats, why we need animal fats for health and happiness de Sally Fallon Morell.

Divers articles de Mary G. Enig PhD.

Put your heart in your mouth, Natural treatment for angina, heart attack, high blood pressure, arrhythmia, atherosclerosis, stroke, peripheral vascular disease. Dr Natasha Campbell-McBride

Vitamin K2 and the Calcium Paradox, Dr Kate Rhéaume-Bleue.

Plasma lipoprotein (a) levels in men and women consuming diets enriched in saturated, cis- or trans-monosaturated fatty acids. Arterioscler Thromb Vasc Biol. Sep 1997(9) ; p.1657-61.

Visceral adiposity and metabolic syndrome after very high fat and low fat isocaloric diets : a randomized controlled trial. The American Journal of Clinical Nutrition, Volume 105, Issue 1, 1 January 2017, Pages 85–99.


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